Pourquoi on n’achète pas un vêtement neuf et d’occasion de la même façon

mode-personnelle, publié le , mis à jour à

Mon jogging silver IKKS trouvé par hasard chez Cinq Août m’évoque ce 31 décembre magique à Berlin (hôtel Michel Berger)

Dans un récent commentaire, Chti’stelle écrit qu’elle vend et achète de plus en plus en seconde main : « J’y trouve beaucoup de plaisir. Tu pourrais creuser et nous faire part de tes réflexions toujours judicieuses sur l’acte d’achat de seconde main ; il me semble qu’il a une saveur différente de l’achat neuf. »

D’abord, je trouve intéressant de noter la différence entre dépôts-vente, boutiques vintage et friperies. Chacun a ses styles, ses spécialités, ses prix… Vêtements tendance, pièces de luxe, vrac à deux euros… On n’y va pas dans le même état d’esprit, ni pour chercher les mêmes pièces.

Ma jupe en jean vintage chinée chez Miss Sugar Cane


Collier de perles vintage (24 euros)

Je suis d’accord, on achète la second hand avec une conscience à part. Qui diffère selon l’expérience et l’intérêt de chacun : certaines y trouvent une manière de moins impacter la planète et de ne pas prendre le risque d’être complice des pratiques parfois honteuses du secteur textile ; d’autres y voient le moyen de s’habiller sans se fâcher avec leur compte en banque ou une occasion de se réjouir de posséder une pièce rare ou espérée depuis longtemps (que ce soit un trench Burberry ou un sac APC).

La joie de s’offrir une griffe qu’on aime hors de ses moyens dans le neuf.

Manteau American Vintage (ancienne collection)
le plaisir de chiner : trouver ce qu’on ne cherchait pas, ici chez Cinq Août

C’est indéniable, acheter d’occasion peut aussi être un acte militant : avec le shopping dans la penderie que je prône depuis des années, c’est l’achat  le plus durable possible. Ça ne m’empêche pas de continuer à acheter du neuf – en conscience – et bien sûr d’accompagner mes client.e.s dans les magasins.

Justement, dans les penderies que je visite, c’est net : depuis plusieurs années, je croise davantage de vêtements achetés en seconde main. Y compris chez les personnes peu concernées par l’achat éthique mais rassurées de pouvoir retrouver la pièce favorite de leur garde-robe (les parfaites bottines / la robe qui tombe toujours bien / la veste qui va avec tout) pour remplacer celle qui a bien vécu, introuvable dans sa version neuve. C’est la raison pour laquelle je pense à identifier les marques de vêtements que je montre sur instagram : plusieurs d’entre vous m’ont dit avoir cherché – et trouvé – leurs petites sœurs en seconde main.

Si certaines personnes partent en quête du jean parfait ou du bon manteau pour l’hiver dans un dépôt-vente, c’est souvent dans l’espoir de trouver – à budget équivalent – un vêtement d’un meilleur rapport qualité-prix que dans le neuf.

Mon pantalon patchwork Laurence Bras trouvé à La Frange à l’Envers pour moins de 40 euros

C’est aussi – surtout pour le vintage – dans le but de trouver des pièces différentes, avec de l’esprit, une histoire, des coupes et des matières qui changent.

Mon pantalon à fleurs trouvée dans une friperie à Amiens (12 euros)
Mon kimono vintage déniché pour quelques euros dans une friperie parisienne (qui n’existe plus)
Ma robe hawaïenne rapportée d’une friperie de Bruxelles

Et puis ce que j’aime particulièrement dans la seconde main, c’est l’achat chasse au trésor. La quête de l’effet de surprise. Je ne sais pas toujours ce que je cherche mais je trouve. Ou pas. C’est ça qui est bon, le sentiment de tomber sur la pépite qui aura échappé à tout le monde ou qui ne risque pas de se retrouver à chaque coin de rue.

Sauf si la tendance met l’accent sur une pièce vintage que tout le monde a envie d’avoir. Comme le gilet autrichien, le toc mignon de l’hiver.

J’ai aussi remarqué que mes clientes les plus timorées avec leur penderie ont un jour osé l’audace grâce à un achat d’occasion : « Si je n’arrive pas le porter, ce n’est pas bien grave ». De cet achat inattendu, qui semble faire désordre dans une garde-robe, sont nées de vraies surprises. C’est la pièce qui change tout dans le dressing alors qu’on ne s’y attend pas. Le vêtement ou l’accessoire qui permet de dynamiser des basiques, de provoquer l’envie de réviser ses classiques ou d’associer différemment ses vêtements.

J’ai le souvenir d’une belle veste masculine oversize en tweed achetée par une de mes clientes dans une boutique vintage. Et jamais portée. Au fil de la détox penderie, elle a réalisé qu’elle pouvait compter sur cette veste pour accompagner les silhouettes que j’avais imaginées et pour redonner une nouvelle jeunesse à des vêtements mis de côté depuis longtemps.

La magie de la pièce forte qui rend le style tout simple.

Je pense aussi que le lien avec le vêtement neuf / pas neuf est différent. La sensation de la fringue jetable est moins présente. Le vêtement rappelle un moment, une recherche consciencieuse, la joie de la trouvaille, le souvenir d’une audace… Un voyage à l’étranger (pour moi, les fripes de Londres).

Et puis il a déjà son histoire, un passé que l’on ignore mais que l’on peut fantasmer.

Le petit bémol dont me parle quelques personnes que j’ai accompagnées, c’est la tentation d’acheter compulsivement, notamment sur Vinted : « Pour ce que ça coûte, je remplis ma penderie ». Je vous  le répète souvent : même un vêtement à dix euros mérite réflexion.

Un vêtement acheté doit être porté. Il n’est pas là pour vous faire culpabiliser ou vous encombrer.

Qu’en pensez-vous les amies ?

Si vous me suivez sur instagram, je vous donne rendez-vous pour un live où je répondrai à toutes vos questions. Les autres “live” sont visibles dans mes IGTV.

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23 commentaires

Avatar de Véronique krebs Bianchi

Véronique krebs Bianchi

Coucou Isabelle,
Quel post super intéressant !! Merci à toi 🌺

Pour ma part, j’achète quasiment des vêtements de seconde main.
Pourquoi ? Parce que déjà, c’est une pièce que bien souvent, je ne retrouve sur personne, parce qu’elle est tres très souvent de très bonne qualité, et aussi parce qu’elle a un passé qui me fait rêver ☺️ (enfin, je l’ imagine)

J’ai acheté une quantité de chemisiers col lavallière (c’est ma passion 😄) qui ont du appartenir à des grands mères chics : un tissu remarquable, une belle dentelle, un très beau motif, des coutures très bien faites, de jolis boutons, etc…que j’arrive très bien à associer avec des jeans et jupes, bottines, baskets.

Chemisiers que l’on ne trouve plus dans nos commerces. 😢

Je n’aime pas trop porter le vêtement que tout le monde a, j’ai l’impression d’être un petit mouton, sans personnalité, tout le monde se copie les unes sur les autres (ceci dit, je respecte celles qui le font, chacun ses goûts, je ne critique pas du tout, il m’arrive aussi d’acheter dans nos magasins actuels) mais c’est ma façon, à moi, de voir les choses 😊

Idem pour les sacs à mains, en cuir, avec un beau cuir que je traite pour qu’il retrouve son plus bel aspect, et pour les bijoux fantaisie mais d’excellente facture qui ne ternient pas au fil des années et qui gardent leur éclat.

Pour les chaussures, c’est moins évident pour moi, donc j’achète en magasin, en neufs. Mais il m’est arrivé de trouver des secondes mains (mocassins léopard, baskets)

Bref, j’adore chercher, faire les petites boutiques, fouiller, et personnellement, je trouve qu’avant, la qualité des vêtements était meilleure du temps de nos grands mères, les finitions aussi, les boutons, etc…

Et puis, le prix n’est pas excessif du tout.

Donc mélanger une beau chemisier, avec un jean, porter un joli gilet oversize, porter des bijoux anciens, toutes ces pièces qui ont un passé me font rêver 🤗

Mais je ne dénigre pas pour autant les pièces actuelles !

A plus tard 🌺


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    mode-personnelle

    @Véronique krebs Bianchi : J’ai l’impression que tu chines plutôt dans le vintage (mmm…le col lavallière), je suis d’accord avec tout ce que tu dis mais je trouve l’achat plus complexe pour les personnes qui ont du mal à cerner leur style ou leurs envies. Les proportions sont différentes des lignes actuelles, les tissus ne tombent pas de la même façon, les tailles correspondent rarement aux nôtres, ce qui peut perturber si on est timide. Mais quelle joie de tomber sur une pépite !


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Camille

Bonjour!

Je me retrouve totalement dans cet article! J’achète en seconde main (dépôt vente) pour pouvoir m’offrir des pièces de créateurs – c’est comme ça que j’ai trouvé en ensemble Lacroix pour 18€ – ou des vêtements qu’on ne retrouvera pas sur d’autres personnes. J’aime bien fouiller dans les friperies à la recherche de la perle rare. C’est comme ça que j’ai trouvé deux de mes robes préférées à 3€ pièce. La première était une robe portefeuille que j’ai fait copier 3 fois tellement j’aime sa coupe. La deuxième est une robe à petites fleurs, que j’ai acheté pile au moment où Maje et compagnie en sortaient! J’ai fait quelques pinces avec ma Mamy et c’est devenu une robe très tendance qui en plus a une histoire!
Hâte de pouvoir revenir à Paris pour faire un tour dans mes dépôts vente et fripperies préférés !


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    mode-personnelle

    @Camille : Wooo, tu es la reine de la trouvaille ! Tu dois te régaler. Le bonheur de porter un vêtement qui a des choses à raconter.


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Chti'stelle

Merci Isabelle pour l’exécution de ce beau devoir à la maison que je t’ai imposé ! Tu reçois la note de 20/20 bien sûr (comme chaque mercredi) !
J’ai trois expériences très différentes : adolescente je me suis habillée dans LE dépôt vente de la commune de banlieue parisienne où habitaient mes parents. J’adorais y passer des heures à essayer plein de trucs dans une paix royale avec des vendeuses adorables et pas du tout pressées de vendre. J’y repense avec nostalgie…
Adulte, je suis passée de l’autre côté, je n’achetais plus d’occasion, mais je déposais beaucoup jusqu’au jour où les dépôts ventes se sont fait si rares que c’est devenu difficile d’en trouver dans les différentes villes de province où j’ai habité.
Depuis peu j’ai découvert Vinted où j’ai commencé par vendre et où j’achète maintenant de plus en plus. J’en suis à une 15aine de pièces achetées sur Vinted (les mêmes marques que celles que j’aime en neuf) et franchement je ne me suis pas trop trompée, je m’en étonne moi-même. J’aime toujours autant l’idée d’acheter un vêtement d’occasion : c’est un peu comme une adoption ! Il est clair que ça déculpabilise pas mal et comme tu dis très bien l’aspect chasse au trésor est grisant. Mon seul souci est que j’ai du mal à résister à la combinaison “petit prix, belle qualité (laine, soie) et marque de référence” alors que je n’aurai pas acheté neuf car trop cher. Je tombe aussi souvent sur des pièces dans saisons précédentes que j’ai admirées mais pas achetées neuves. Les voir maintenant en vente si peu chères sur Vinted me fait parfois craquer alors que ce n’est peut-être pas justifié. Bref, le côté un peu piège de Vinted me travaille pas mal je dois dire… J’aimerais mieux retrouver un dépôt vente qui me convienne, comme ceux dont tu as la chance de profiter à Paris, mais il n’y en a tout simplement pas.


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    mode-personnelle

    @Chti’stelle : Je suis ravie de ma note !! Tu flattes mon côté “bonne élève” 😀
    Je pense que c’est important d’évoquer ce côté légèrement compulsif de l’achat Vinted. Peut-être ta prise conscience pourra-t-elle te permettre de prendre du recul avant de valider ton panier.


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      Avatar de Chti'stelle

      Chti'stelle

      @mode-personnelle : Oui, je crois que le travail est en route. Peut-être faudrait-il me limiter à ce que j’ai fait au début : n’acheter que des pièces que je cherche depuis un moment et que je dégotte enfin sur Vinted neuves ou en très bon état (par exemple j’aimerais tant trouver ton tee-shirt Bensimon rose à cactus !!!). Mais je dois résister au glissement qui s’opère vers la “trouvaille” inattendue qui n’en est pas vraiment une.


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        mode-personnelle

        @Chti’stelle : tu brimerais l’aspect chasse au trésor qui me semble inévitable… La frustration est rarement bonne conseillère. Je t’invite à garder la taille froide face à l’argument “ce n’est pas cher pour cette marque” que je trouve insuffisant (c’est aussi le piège des soldes) et à te demander si, avec le budget à ta disposition, tu l’aurais acheté dans sa version neuve. Et aussi à passer en revue les pièces que tu cherches depuis longtemps : sont-elles aussi désirables que la première fois ?


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Avatar de Oumou

Oumou

Bonjour Isabelle,
Je n’arrive pas à acheter de seconde main. J’ai trop d’apriori. Quand j’étais petite, je récupérais souvent les vêtements de mes ainés et ca m’a toujours dérangé. Et maintenant, je me dis « pourquoi acheter une pièce qu’une autre personne n’a plus voulu ? » . Mais étonnamment, je donne à mon entourage et je vend sur vinted. Quelle contradiction 😂 j’ai quand même envie d’aller voir un dépôt vente pour voir si cette appréhension disparait. Qui sait, un fois touché et essayé…


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    Avatar de mode-personnelle

    mode-personnelle

    @Oumou : « Pourquoi acheter une pièce qu’une autre personne n’a plus voulu ? » J’ai l’impression que tu associes seconde main avec second choix. Pourtant, il y a plein de raisons de se défaire d’un vêtement : problème de taille, doublon, envie qui change… Comme nous avons toutes des goûts différents, la lassitude se comprend aussi. En effet, ce serait intéressant que tu te promènes dans un dépôt-vente qui correspond à tes envies et sélectionne les pièces avec soin. Tu nous diras !


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Avatar de alexa

alexa

Pour l’instant, je n’ai que 2 expériences du “seconde main” mais assez marquantes. La première c’est le sac Chanel 2.55 que son ancienne propriétaire n’a porté qu’une fois (!) parce qu’elle s’est rendue compte qu’il était trop petit: quelle chance pour moi qui l’avait déjà reluqué depuis des mois en vitrine du dépôt-vente.
La deuxième c’était lors d’un “swap” où chacun apporte les vêtements dont il se débarasse gratuitement et peut en choisir d’autres sans payer : c’est ainsi que j’ai acquis un sac Bally usé mais pas trop et d’autres vêtements “no name” mais en bon état et qui correspondaient à ce que je cherchais a ce moment. Je les soigne particulièrement en imaginant leur histoire…


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    mode-personnelle

    @alexa : l’histoire du vêtement, ça me passionne. Mais on ne peut jamais savoir et d’ailleurs, je trouve normal que la personne qui vend les vêtements garde la confidentialité. Et puis peut-être que l’histoire s’avérerait plus décevante que notre imagination.
    Bravo pour tes trouvailles !


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Avatar de Mireille

Mireille

chère Isabelle,

Tu écris tes posts comme une lettre adressée à chacune individuellement , pro du copywriting/ storytelling tu l’es certainement 😉 mais ton message-ton credo- est authentique et va droit au coeur …

Après cette digression, revenons à nos moutons.

j’ai fait quelques achats et je vends des pièces sur Vestiaire Collective. Pas Vinted, il y a un côté cheap qui me gêne. J’ai lu la longue liste des commentaires sur les soucis de règlement et personne en face pour répondre. Cela me semble déshumanisé et à l’image de la fast fashion. Pourtant, j’ai une copine Insta -rencontrée en vrai 😉 -qui y achète et vend de belles pièces Isabel Marant, Burberry’s etc…son dressing sur le site est beau et c’est carré..

sur VC, J’ai acheté 2 vestes militaire en beau coton épais Topshop en 2012 et je les porte tellement qu’il va falloir que je les customise avec des patchs pour me redonner envie de les porter.D’ailleurs, peux-tu me conseiller où acheter des patchs?
A part ça, 2 achats sur VC on été décevants. Encore trop cher pour la qualité et que j’ai revendus illico.. je suis refroidie…

En revanche, je viens de vendre un manteau Soeur, et une écharpe Canada d’Acne Studios , ces ventes compensent 2 achats de gilets de la marque Balzac éthique. Je me sens raisonnable et je me réjouis de voir que mes pièces voyagent , à défaut de me déplacer actuellement, en Europe pour tenir au chaud 2 personnes inconnues. J’imagine la nouvelle vie des vêtements.

J’avoue que les friperies m’intimident pourtant le côté chasse aux trésor est stimulant. ton article me titille….Il faut dire que je shoppe énormément dans mon armoire. Tes conseils sur les couleurs sont précieux .

j’ai pris bonne note des magasins et site de seconde main que tu as cités.

Merci pour tes conseils.


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    mode-personnelle

    @Mireille : je te remercie pour tes premiers mots si délicats, je suis touchée.
    Comme toi, je n’ai jamais rien acheté sur Vinted (ni vendu), j’ai du mal avec le côté “foire-fouille” et le manque de garantie (mauvais souvenir d’arnaques sur Ebay avec vêtements “en très bon état” mal en point). Mais je félicite celles qui y trouvent des trésors à des prix imbattables. J’ai la chance de pouvoir aller dans des friperies, dépôts-vente, boutiques vintage que j’aime beaucoup.
    Et oui, je comprends le côté intimidant des boutiques vintage. Il faut y aller avec le même regard que dans un autre magasin.


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Avatar de eveange66

eveange66

Enfant, nous nous passions les vêtements entre frères et soeurs, voire cousins ou voisins. Ma mère tripotait et cousait et donc nous a créé certains vêtements. Le principe de seconde main en tant que tel n’existait pas, juste un souci d’économie. L’abondance à fait que je n’ai eu des pièces ” anciennes” qu’après être étudiante : certaines pièces des années 70 de mes frères et soeurs aînés, puis les pièces, parfois improbables, dénicher aux puces de clignancourt souvent, fin des années 80. J’adorais particulièrement, déjà, les vestes colorées des années 60 que personne ne voulait : orange, rose, framboise.. Et toujours d’excellente qualité. J’aimais et aime toujours, le fait que ces vêtements aient une histoire, une âme ?
Et même si, pendant un moment, j’ai beaucoup acheté neuf, je me suis rapidement éloigné de la fast fashionista et encore plus rapidement du plastique. Comprends pas qu’on puisse conseiller de porter de tels vêtements… Enfin bref !!
Depuis environ 10 ans, de nombreux vêtements issus d’ebay puis de vinted ont rejoint mes armoires : je n’achète plus quasi que ça depuis 3 ans. Même pour les chaussures, où il faut être particulièrement vigilante. Mais quand je vois cette quantité de vêtements jamais portés avec l’étiquette, ça fait frémir et temoigne de l’énorme gâchis de fric, de temps, d’énergie… Que nous provisions.
Alors j’en profite.
Le plus souvent du made in France, j’y tiens ou Europe à tout le moins. J’achète sûr vinted pour avoir de la qualité, un truc qui dure loin de primark $ dont on trouve des pièces sur vinted), de belles coutures, une vraie coupe et surtout… Des couleurs autres que noir et compagnie…
Oui Vinted est populaire mais pas cheap si l’on cherche autre chose que Zara…Quant aux arnaques qui peuvent y exister, souvent lu es acheteurs cherchent les ennuis en contournant les règles qu’ils ne lisent pas…
VD et VC pour moi me semblent identiques, plus snob avec peu de contacts au final et autant de Zara que de belles


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    Avatar de eveange66

    eveange66

    @eveange66 :pieces…
    Comme d’habitude, hé suis trop longue.
    Mon budget vêtements à beaucoup diminué, mes ressources aussi. Et je ne veux plus de fringues, mais des vêtements qui accompagnent ma vie, et non plus que je porte.
    L’ancien, je seconde main, correspond désormais à celà. Moi non plus je n’aime pas porter la même chose que ” les gens”, un petit côté snob chez ceux qui professent cette face individuel.
    Quand je pouvais, j’ai aussi fouine chez Emmaüs, avec de jolies trouvailles : jupes Agnès b en cachemire à imprimé pied de coq rose et noir, sac lamarthe, veste Thierry mugler de l’époque où les femmes étaient mises en valeur…
    Idem pour les meubles ou l’électroménager, dans des magasins de recyclage.
    Bref, maintenant, la plupart du temps, je neuf me laisse froide y compris les pseudo trucs qui coûtent un bras, tels sezane, jacquemmus ( l’imposteur à mes yeux) et d’autres de la même veine qui ne savent même pas coudre…
    Le choix des étoffes, même si je ne peux pas toucher, est important.
    Je m’arrête, ça suffit, navrée…


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      Avatar de mode-personnelle

      mode-personnelle

      @eveange66 : Ecris autant que tu veux, tu es toujours la bienvenue. Ici, chacune est libre de partager son rapport aux vêtements et à la mode (je suis sûre que tu tiens aussi à faire la différence). Je me permets de glisser le lien vers le 1er épisode de mon podcast où Camille raconte sa passion pour les habits et sa décision de ne plus jamais acheter de neuf ; https://soundcloud.com/mode-personnelle-41490974/camille


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Avatar de Cecile

Cecile

De mon côté j’achète en 2nde main depuis toujours (ou presque). Ça a commencé quand j’étais étudiante avec les Puces dans les années 80 et les fripes en France et à l’étranger. Ce n’était pas toujours très « ragoûtant » mais le côté chasse aux trésors était hyper amusant. Ensuite je suis passée aux dépôts vente. A l’époque ce n’était pas aussi « tendance » et les magasins étaient souvent un peu vieillots… mais qu’importe puis sont arrivés les sites et les applis. Je ne m’habille pas exclusivement en 2nde main mais honnêtement c’est une façon tellement accessible de se faire plaisir avec (si on sait choisir) des pièces originales et de qualité… et en plus aujourd’hui on nous dit que c’est écologique ! 🍾🍾🍾


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    Avatar de mode-personnelle

    mode-personnelle

    @Cecile : tu as raison !
    C’est intéressant de voir toutes ces belles boutiques de seconde main, soignées et accueillantes, fleurir partout, en tout cas à Paris. Mes clientes de province se plaignent de ne pas en trouver près de chez elle. Heureusement, elles poussent aussi en ligne !


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Avatar de Natginger

Natginger

Bonjour J’ai un peu acheté parfois des hauts, un chapeau, beaucoup de foulards, dans les boutiques friperie de Toulouse dont deux n’existent plus hélas depuis quelque temps. Ton article m’a donné envie de retourner dans ce type d’endroits, comme à chaque fois que je lis un article sur les dépôts-vente, qu’il s’agisse de vêtements ou de déco. Hélas, dès que j’entre dans ces lieux, j’ai l’impression que toutes les histoires, les vies des anciens propriétaires me sautent dessus, et je n’ai plus envie d’acheter d’un seul coup! Encore une de mes bizarreries, comme celles de “sentir” à distance si un vêtement va me gratter ou mal me tomber comme je l’ai déjà expliqué ici. J’ai tout un tas de favoris dans mon PC sur des pièces, vêtements, bijoux, bibelots anciens que j’ai zieuté sur Ebay ou autre (Vinted est trop plein de choses basiques et j’ai pas le courage, bien que j’y ai acheté des échantillons de parfums n’existant plus ou du maquillage neuf ). dont j’ai été contente). Mais ensuite, outre que les prix ne sont pas toujours bas pour des pièces tels les vêtements dont je ne suis pas sûre qu’ils m’aillent, je renonce. C’est toujours ça de gagné pour mon porte-monnaie….Bref, je sais que c’est bizarre, mais vraiment je t’assure que je sens les vies des autres me sauter dessus, c’est dingue!


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Avatar de Lolovi

Lolovi

Que de commentaires touchants. Je me suis inscrite et désinscrite sur ces différents sites. Lors du premier confinement, j’ai fait du tri dans mon armoire et je cherchais une certaine cohérence. J’ai fait un tour sur YouTube et j’ai remarqué une collection qui rassemblait des robes fourreau, des touches de vison,des jupes droites, du noir, des sequins, des carrures oversize, du luxe discret pour paraphraser les mots de la créatrice. J’ ai alors compris la construction de mon dressing tant il y avait une similitude. Du coup, j’ai pensé qu’il me fallait des pièces de cette collection devenue mythique pour moi. J’ai d’abord acheté une paire de souliers (passage #3), puis un manteau jaune topaze (passage #27). J’ai toujours chiné, mais je trouve que sur ces sites, certains vendeurs sont approximatifs sur l’état réel des pièces. Le superbe manteau a une espèce de tache d’huile invisible en photo mais ça reste portable. Du coup, j’ai gardé les pièces fétiches et j’ai compris que je préfère désormais chiner des pièces neuves d’anciennes collections, c’est aussi un acte de mode consciente chez Arlettie tout en restant dans les codes de ma collection préférée, de mon style, comme d’habitude. Certains créateurs ont des produits similaires. J’ai trouvé d’autres chaussures de cette collection à plus de 400€ dans un dépôt vente parisien et en allant à une vente de la marque le rabais n’était que de 50% soit 1500€ pour un manteau de plus de trois saisons. Donc, en plus de trier, j’ai finalement compris ce qui me convient le mieux pour mes achats de mode, garder le côté chine -chasse au trésor et l’aspect environnemental.


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    mode-personnelle

    @Lolovi : l’essentiel est de trouver ce qui nous ressemble et nous apporte de la joie quel que soit le chemin… merci pour ce partage.


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