Je peux (encore) faire du shopping ?

mode-personnelle, publié le , mis à jour à

Look Boden

En 2020, on aime toujours caricaturer les femmes à travers l’image d’accro du shopping écervelées, de folles de bijoux un peu nunuches… Comme si passer du temps devant sa penderie était synonyme de superficialité. On peut être dingue de chaussures et titulaire d’un bac +6. On peut collectionner les robes à fleurs et s’intéresser à la tectonique des plaques.

ET on peut aussi être une femme et détester le shopping.

Ah bon, je ne suis pas la seule à fuir les boutiques ?

L’analogie « femme = garde-robe à rallonge » est si ancrée que celles qui ne s’y reconnaissent pas se sentent immédiatement à côté de la plaque. Je le sais, j’en rencontre régulièrement.

Certaines font avec. D’autres souffrent de ne pas rentrer dans cette catégorie si féminine. Je leur rappelle que la féminité ne se niche pas dans la diversité vestimentaire ou le nombre de vêtements achetés par an.

D’ailleurs, il y a plein de raisons pour lesquelles on ne s’intéresse pas – ou plus – au shopping. On a d’autres priorités (des enfants à habiller, une maison à payer, des vacances à organiser, un job qui dévore…).

robe émoi-émoi x la redoute collections

Ou alors on trouve le shopping fatigant, bruyant, frustrant…

Et puis, on peut aussi être lasse de cette société de surconsommation. De ces tendances qui vous poussent à acheter encore et toujours.

Se mettre en position slow fashion est louable. Surtout en cette période de confinement.

sweat émoi-émoi x la redoute collections

Justement, la caricature s’inverse.

Alors qu’il y a quelques petites années, on déballait avec ferveur ses achats sur instagram, aujourd’hui, il est de bon ton de montrer tout ce qu’on s’est interdit d’acheter. 

chemise et t-shirt Elise Chalmin

Je ne rejette pas ces nouveaux comportements. Au contraire. À celles qui misent sur des achats plus raisonnés, je donne des conseils pour acheter moins et mieux. C’est l’intérêt d’apprendre ce qui nous va et de faire du shopping dans sa penderie.

Mais je me méfie de la pression extérieure qui culpabilise celles qui ont quand même envie de faire du shopping, notamment en ligne.  L’injonction me dérange.

bracelet Sharing

Et en période de télétravail où on ne serait pas obligée de s’habiller (ah bon ?), on culpabilise encore plus : comment oser penser à des choses aussi frivoles alors que les hôpitaux sont pleins et que la planète va mal.

Mais pourquoi catégoriser les femmes de façon aussi binaire ? Pourquoi nous faire rentrer dans des cases ?

Pourquoi, ne pourrait-on pas adorer s’habiller sans passer pour une idiote, une égoïste ou une irresponsable ?

bottines tannage végétal Valentine Gauthier
chaussettes Louise Misha

On peut aimer les fringues – les sacs et les chaussures – avec passion, ou pas, acheter avec discernement, ou moins, être une femme sensée et avoir une conscience écologique et éthique, non ?

Les amies, donnez-moi votre avis, si vous en avez envie.

J’en profite pour vous convier au prochain IG Live que j’animerai sur l’instagram de @lalideaparis , cette si délicate marque de pyjamas, samedi 14 à 11h. Le thème : comment porter le pyjama de jour sans avoir l’air de sortir du lit.

Et si vous avez loupé mon IGLive consacré aux accessoires (chaussures, chaussettes et ceintures), suivez le lien.

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39 commentaires

Avatar de Alysanne

Alysanne

Merci pour cet article… L’être humain est souvent plus prompt au jugement qu’à la tolérance, et à l’arrogance qu’à la modestie… ça fait tellement de bien de lire un avis qui respecte la diversité des opinions et des comportements… Faisons nos propres choix en tant qu’individus libres et permettons aux autres de faire de même, sans présumer de leur éthique ou de leur intelligence sur la base de déductions simplistes… 👍🙂 Les gens ont beaucoup plus de chance d’évoluer positivement par l’exemple et le soutien plutôt que par la contrainte et la culpabilisation. J’ai moi-même dépensé pas mal en shopping ces dernières années mais cela m’a permis de découvrir ce qui me correspond de sorte que mes achats se font maintenant plus ciblés et en accord avec mes valeurs. A chacun(e) son chemin. 🙂


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    mode-personnelle

    @Alysanne : et merci à toi pour ton témoignage rempli d’humanité. Ça fait du bien aussi ! Parce que même en cette période troublée, certains mauvais esprits ne peuvent s’empêcher d’envoyer des messages négatifs qui culpabilisent les femmes.


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Avatar de Backroline

Backroline

Encore une fois merci pour ton œil bienveillant Isabelle!
Est ce qu’on reprocherait à un homme qui a un poste élevé et des costumes hors de prix d’être futile? Dans notre société on doit aussi être bien habillé par rapport à notre univers professionnel, mais ce n’est pas parce qu’on télétravaille qu’on doit passer nos journées en jogging!
J’adore la mode et j’y travaille depuis toujours mais je n’aime pas “l’activité” de faire du shopping.
Même si c’est une industrie très polluante on peut avoir une conscience éthique. Je ne consomme plus de fast fashion depuis des années car elle entretient un système de production massive. Je travaille pour des jeunes marques émergentes qui elles vivent avec très peu de stock, sont produits uniquement les quantités commandées par les acheteurs, alors que la fast fashion va fabriquer 1000 chemises pour les tester et si ça fonctionne derrière en re fabrique 100 000! Je ne veux pas/plus encourager cela. Aujourd’hui avec les outlets, les ventes d’archives, les ventes privées on a la possibilité d’acheter des pièces de qualité à des prix très corrects mais bien sûr chacun fait comme il peut et avec son budget.
Prônons le choix et la tolérance! 🙂


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    mode-personnelle

    @Backroline : tu as raison, aujourd’hui, on peut se faire plaisir sans dépenser des fortunes, ni imaginer qu’on va bousiller la planète.


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Oumou

Je ressens tellement d’injonction et de pression autour du shopping, je me demande si c’est pareil pour les hommes 🤔
Jusqu’à mes 35 ans, j’ai clairement été dans la surconsommation. Maintenant, j’essaye de consommer moins et mieux. Je n’achètes pas 100% éthique ou écolo, je ne boycotte pas systématiquement la fast fashion. Mais je lis les étiquettes, je suis l’actualité et je fais mes choix en pleine conscience. Et surtout, je laisse chacun faire les siens sans juger

Merci pour cet article. Hâte de suivre le prochain live!


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    mode-personnelle

    @Oumou : je partage ton avis, je pense que nous sommes nombreuses à avoir beaucoup consommer… les choses changent, les envies et les consciences aussi. Chacune place son curseur où elle peut/veut. Stop aux jugements. A commencer par l’auto-jugement.


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    mode-personnelle

    @Oumou : Et à samedi !


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Avatar de Véronique krebs Bianchi

Véronique krebs Bianchi

Bonjour Isabelle, très intéressant et très juste ton article auquel j’adhère totalement !

Oui, ce n’est pas parce qu’une femme a une grosse garde robe, des tonnes de chaussures, sacs, et bijoux que l’on doit penser qu’elle n’a rien dans la tête, qu’elle est superficielle, et que c’est une cruche ☺️

Ne pas se fier aux apparences ! Et c’est souvent l’erreur qui se produit, on ne juge que sur l’apparence et cela est bien triste.

Exemple :J’avais une copine etant plus jeune, bon je ne suis si vieille avec mes 53 ans 😀 qui s’habillait de manière excentrique, clinquante, on la remarquait …

On la regardait dans la rue avec un sourire moqueur, ou autre, en coin. Et bien ma copine etait avocate et elle clouait le bec à ses confrères -je le sais pour l’avoir vue en audience -, un sacré caractère, et gagnait de nombreux dossiers ! Excellente dans sa matière 😀

Donc, ne pas se fier aux apparences 😉

Pour ce qui est des achats, j’essaie d’inculquer à ma fille, qu’il vaut mieux acheter une très jolie pièce de très bonne qualité et de bonne facture, y mettre le prix, que l’on gardera des années, plutôt que 36 “merdouilles” désolée pour le terme 😅 mais qui est vrai 😊, qui passeront de mode et de moindre qualité et dont on se lassera vite !

C’est de l’argent un peu jeté par les fenêtres.

Je ne dis pas que l’on ne peut pas se faire un petit plaisir, mais il faut rester modérée et se raisonner du mieux possible…😁
Oui pour fuir les magasins bondés, la musique a fond, ça parle fort, on se perd dans les rayons, une heure de queue pour l’essayage, etc….☹️🙁
Je préfère les petites boutiques, calmes, on l’on peut prendre son temps, réfléchir, essayer en sérénité, avoir un échange sincère avec la vendeuse, etc…

Mais nous sommes tellement prises dans un engrenage de surconsommation de folie, avec ce matraquage de publicités, qu’on se laisse tenter…. Je ne critiqueabsolument pas, je le comprends tout à fait, et il m’est quelquefois arrivée de tomber dans le panneau 😅


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    mode-personnelle

    @Véronique krebs Bianchi : j’adore ton exemple qui cloue le bec. C’est fou comme les femmes sont encore jugées sur leur apparence, leurs vêtements, leur poids, leur couleur de cheveux, de peau… Les hommes aussi mais moins.


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Avatar de Morgane

Morgane

Je me reconnais très bien dans ton introduction ! Fan de mode et… Bac+8. J’ai toujours eu énormément de critiques (souvent derrière mon dos) au travail sur le fait que j’aimais beaucoup m’habiller et que j’avais beaucoup de vêtements. Comme si ce n’était pas compatible avec le fait d’être sérieux. La vie a fait que j’en achète moins maintenant, mais j’en ai toujours beaucoup et j’ai pris le parti de m’en fiche de ce que les autres peuvent penser. Je porte fièrement mes nouvelles acquisitions dès que je les achète et tant pis si j’ai des commentaires “ah tu as encore des nouvelles chaussures”. Je suis encore très sensible au jugement des autres sur d’autres points, mais sur ma manière de m’habiller, j’ai réussi à m’en affranchir.


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    mode-personnelle

    @Morgane : les critiques derrière le dos que l’on entend malgré tout… Certaines femmes m’en parlent, c’est une souffrance. Elles en arrivent à négliger leur apparence, à se cacher derrière un look passe-partout pour se protéger de la remarque qui tue. Ça n’empêche pas de se prendre un scud sur le poids ou l’âge. Terrible.


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      Avatar de Morgane

      Morgane

      @mode-personnelle : tout à fait, et je me demande encore ce qui est le pire : celui qui critique ou celui qui rapporte la critique sous couvert de pseudo bienveillance ? Je ne suis pas surprise que certaines en viennent à se cacher. Une de mes collègues m’avait dit une fois qu’elle n’osait pas porter de pièces un peu originales (et par là elle entendait juste un pull rouge vif par exemple) parce qu’elle ne le faisait jamais et qu’elle avait peur des regards. On a encore du travail pour se fiche la paix !


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        mode-personnelle

        @Morgane : C’est sûr ! En séance “image de soi”, je travaille beaucoup sur ce fameux “regard des autres” qui blesse, frustre et bloque quel que soit l’âge.


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Val Lao sur la Colline

Quelle reflexion intéressante ! J’ai eu des périodes d’achats compulsifs, mais depuis 2 ou 3 ans, je n’ai plus du tout envie de “faire du shopping”. Pourtant, il y a quelques semaines, j’ai entraîné mon mari dans une journée boutiques, mais surtout pour lui. Moi je suis revenue avec… un jean et une combinaison. Point. J’ai même laissé sur le cintre une robe adorée, que je sais m’aller parfaitement.
Je pense que le fait de m’être mise à la couture à bien aidé à ce changement. Coudre prend du temps, beaucoup, alors ma garde-robe se remplit bien moins vite. Et en plus je la trie à chaque changement de saison. Ça me convient mieux.


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    mode-personnelle

    @Val Lao sur la Colline : et puis coudre fait prendre conscience de la valeur d’un vêtement… je pense qu’on y est encore plus attaché. Petite et ado, ma mère cousait beaucoup. J’en ai profité mais sans passer par l’apprentissage.


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Avatar de Forestier

Forestier

La société actuelle a perdu le goût de s habiller, pour la plus part les vêtements sont portés comme s y c etait une obligation de s habiller pris dans l armoire sans se pose de question souvent de couleur sombre ,ou a l effet inverse notament chez les jeunes c est du copié coller rare les personnes qui se détache de cette société , née en 1961 j ai le souvenir d avoir connu les gens s habillés avec goût c est bien dommage


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    mode-personnelle

    @Forestier : certaines personnes s’habillent pour s’habiller sans se poser de questions. Ça peut changer. Surtout quand on réalise l’impact du vêtement sur ses émotions.


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Avatar de alexa

alexa

Tu as tout à fait raison, chère Isabelle, arrêtons de culpabiliser…les autres ou soi-même. Mais c’est vrai qu’à l’ère du politiquement correct, c’est presque devenu un sport national, hélas!


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    Avatar de mode-personnelle

    mode-personnelle

    @alexa : les réseaux sociaux n’arrangent sans doute rien. Je ne les bannis pas du tout mais je constate qu’on y mord beaucoup.


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Chti'stelle

Ah oui, je crois comme toi que toutes les combinaisons sont possibles ! Moi je coche clairement celle de fan de fringues et fan d’études (bac +10 et je suis toujours à la fac….mais de l’autre côté du bureau !). Je suis sûre d’ailleurs que ma réputation est faite depuis longtemps parmi les étudiants qui n’en loupent pas une. Franchement j’assume assez bien ma passion et la part du budget que j’y consacre (qui doit pourtant sembler bien déraisonnable à une bonne partie des gens). Pour autant, je suis loin d’être insensible aux défis environnementaux et la folie de la surconsommation m’effraie. Résultat : je vends et j’achète de plus en plus en seconde main et j’y trouve beaucoup de plaisir. Tu pourrais d’ailleurs creuser et nous faire part de tes réflexions toujours judicieuses sur l’acte d’achat de seconde main; il me semble qu’il a une saveur différente de l’achat neuf (achèterait-on le même article neuf? l’aime-t-on plus ou moins que le neuf ? le garde-t-on plus ou moins longtemps? Bref, il y a plein de questions à se poser et auxquelles essayer de répondre !). En tout cas, en cette période de confinement, Vinted marche à fond la caisse ! C’est le moment de vider son armoire !


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    Avatar de mode-personnelle

    mode-personnelle

    @Chti’stelle : c’est passionnant cette réflexion que tu m’invites à développer. Je vais y réfléchir. Merci pour cette inspiration lumineuse !


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      Avatar de Chti'stelle

      Chti'stelle

      @mode-personnelle : et biiim, la preuve qu’on peut aimer les fringues et faire marcher sa tête. CQFD !!


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        mode-personnelle

        @Chti’stelle : ah, ah… quelle chute !!


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Avatar de MarieG

MarieG

Enfant et ado, ma garde-robes se réduisait au strict minimum. Pas par manque de moyens. Ma mère aurait préféré avoir un garçon, et le disait souvent, elle m’achetait donc quelques pantalons et des pulls; quant à mon père, tout ce qui ne relevait pas du purement fonctionnel ne l’intéressait pas.
Après que nous nous soyons séparés, j’ai peu à peu évolué, me suis féminisée et mes armoires se sont remplies. Au point qu’un soir, j’avais 30 ans environ, nous étions invités chez des amis, mon père a tenu le discours suivant à son hôte “oui, elle va bien, elle a un bon job, mais je trouve qu’elle dépense trop en voyages et vêtements, elle devrait vraiment économiser beaucoup plus, grave défaut”.
J’avais entendu cette parole d’une oreille, je me suis tournée vers mon paternel et la tirade suivante a fusé “je ne bois, je ne fume pas, je ne me drogue pas, j’ai un job stable, j’ai fait des études supérieures à mon compte, je me suis aménagé un bon logement, j’ai des amis décents, et tu me reproches de ne pas suffisamment économiser ? Réfléchis une minute, combien de tes amis peuvent en dire autant de leurs enfants adultes ?”. Silence gêné autour de la table.
Le lendemain, mon père s’est excusé: j’avais en effet raison, il était bien le seul… Fin du match, nous n’avons plus jamais reparlé de mes armoires.
Je vous raconte cette anecdote parce que c’est facile de pointer les shoppeuses, comme c’est facile de voir la paille dans l’oeil de son voisin en ignorant la poutre dans le sien.
Chacun.e son chemin, chacun.e ses goûts – j’achète des fringues, mais je ne mange plus de viande depuis un quart de siècle et les Pampers des enfants que je n’ai pas eus n’encombreront pas les décharges.
Si vous trouvez le DVD, regardez le film “Harold et Maude”, un bon début vers l’émancipation du regard de l’autre.
Et beaucoup accessible, @iris.apfel sur Instagram plus quelques lectures sur cette femme absolument incroyable.
Belle soirée


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    Avatar de mode-personnelle

    mode-personnelle

    @MarieG : merci mille fois pour ces confidences pas du tout anecdotiques. On juge si vite l’autre sur l’apparence. Qu’est ce que le jugement si ce n’est l’expression d’une frustration ?


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Avatar de Cibou

Cibou

Je suis retraitée et j’habite dans un département rural… double peine 😉 et sans doute double raison pour la plupart de mes congénères de lâcher l’affaire côté dressing. Il n’y a effectivement plus de nécessité d’acheter des vêtements quand on n’est plus en représentation sociale.

Hors justement, cela devrait être au contraire le moment idéal pour s’amuser puisqu’on peut faire fi du regard des autres. A vrai dire, je n’ai jamais eu autant de plaisir à m’habiller et à « faire du shopping », même s’il s’agit surtout de seconde main (j’adore depuis toujours les friperies et les rencontres inattendues avec des vêtements qui semblent nous attendre sur un portant, cachés entre quelques mochetés).

Alors oui, quelle que soit la raison pour laquelle notre vie sociétaire se réduit, continuons à nous sentir vivantes et à braver les injonctions moralisantes !

P.S. : merci pour votre blog, que je lis toujours avec intérêt depuis des années !


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    Avatar de Cibou

    Cibou

    vie « sociétale » et non pas « sociétaire » 🤗


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      Avatar de mode-personnelle

      mode-personnelle

      @Cibou : merci beaucoup 🙂
      “M’habiller pour qui, à quoi bon si je ne vois personne ?” Et bien, s’habiller pour soi ! Parce que le vêtement contribue à donner une bonne image de soi, parce qu’il nous porte, nous rend plus fort.e, nous amuse… Bref, nous sommes d’accord !


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Avatar de eveange66

eveange66

En fait Isabrelle, ce post me semble faire pendant à celui de la semaine dernière, voire celui d’avant avec un thème sous jacent plus ou moins récurrent : le questionnement et la culpabilité, plus ou moins avouée, de consommer de la “fringue” surtout en ce moment (enfin depuis des mois).

Nous en sommes tous et toutes plus ou moins atteints.
Tu vois moi aussi j’ai fais des études longues et j’aime le shopping, j’aime le vêtement, sans pour autant toujours acheter depuis quelques années. Si j’ai eu des moments de “folie”, cela a toujours été limité par le fait que je recherchais en priorité les belles matières, voire le made in France. Pas facile à trouver chez H&M par exemple mais j’ai beaucoup fréquenté les marchés aux Puces, étudiante, avec des vêtements parfois déjà improbables pour même pour l’époque( fin années 80, début 90 ) : un souvenir d’un trench en daim vert gazon avec col pelle à tarte typique des années 70 ! Je l’adorais.
Tout ça pour dire que franchement, même plus jeune, je n’ai jamais prêté attention aux remarques des autres sur ma consommation ou ce que je portais : je ne les entendais pas. En revanche, l’auto censure pour paraître plus pro, plus grande, ça, j’ai connu. Si je n’avais eu un accident de parcours, j’aurais toujours certaines paires de chaussures achetées il y a euh presque 30 ans !!
J’aime le shopping, aller en magasin, regarder, toucher … mais je n’achète plus de neuf. Vinted est devenu, comme beaucoup, mon point shopping, et j’y trouve une certaine excitation à denicher la jolie pièce de bonne qualité à prix parfois infime.
Ma penderie est bien remplie (bon on est bien loin des dressing des américaines, dieu merci !!) mais comme l’expliquait une personne au dessus, je n’ai pas de bag… de boite à roue (voiture quoi), pas d’enfants, de compte à rendre à personne sinon à moi et à Dieu (oui je sais, ça peut choquer).
Chacun est libre de s’assumer ou pas et, à ce niveau du moins, je suis assez insensible aux petites phrases …


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    Avatar de eveange66

    eveange66

    @eveange66 : bien pensantes et assez pathétiques.
    Certaines s’éclatent chez Primark, d’autres chez Max Mara ou Cos, chacune son truc.
    J’ai un copain dont la passion est les armes, blanches ou armes à feu, qu’il collectionne. ainsi que les montres, assez cheap, enfin c’est mon avis.
    Je ne lui fait pas de remarques sur ses “bébés” mais je n’hésite pas à le reprendre s’il lui prends l’envie de s’exprimer sur mon dressing… Foutez nous la paix quoi.
    Promis , je vais faire des efforts pour être plus concise…


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      mode-personnelle

      @eveange66 : Je connais ton indépendance d’esprit et ta liberté vestimentaire. Pas toujours facile à acquérir. Surtout dans des milieux professionnels où les collaborateurs et collaboratrices ont le regard prêt à disséquer, où la critique brûle les lèvres.


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Avatar de HortenseD

HortenseD

Mais surtout comme si on s’habillait pour les autres ? Je télétravaille 3/4 du temps depuis 10 ans mais jamais jamais je ne m’habille qu’à moitié ou ne me maquille pas ! Je me prépare tous les jours pour moi (bon et un peu pour mari et enfants ) et c’est un plaisir (et j’ai bac+8)


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    mode-personnelle

    @HortenseD : je suis d’accord… on commence à s’habiller pour se sentir bien. Se faire jolie pour les autres – ou pour un autre – peut aussi faire partie du plaisir. Et on ne devrait plus se faire taxer de “modeuse” (je déteste ce mot) parce qu’on aime les vêtements. 🙂


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Avatar de Joséphine

Joséphine

Hello,
Cet article est très intéressant, il pose des questions ouvertes .
J ‘ai été une acheteuse un peu compulsive ,à un moment de ma vie difficile. Donc l’achat de fringues ou de bijoux pour compenser , mais de manière un peu inconsciente et désordonnée, sans tenir compte de mes besoins , au coup de cœur.
Aujourd’hui, j’achète moins , et j’adore tenir compte de ce que j’ai déjà.
Juger les femmes sur leur comportement à l’égard des achats est stupide , car on en ignore le pourquoi du comment .
Justement en ces temps difficiles, la frivolité est d’un grand secours pour nous .
Chance d’être femme


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    mode-personnelle

    @Joséphine : exactement… chacune fait comme elle peut à certains moments de la vie. Les envies changent, bougent, évoluent…. C’est lorsque la personne souffre de cette compulsion qu’elle est en droit de réagir.


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Avatar de sof

sof

J’ai été une dingue de shopping, dépensant sans vraiment compter et empilant dans des placards. J’ai commencé à revoir ma façon de faire du shopping quand j’ai eu des enfants, que ma situation financière s’est compliquée aussi. Et puis après être repassée par une période de consommation plus importante, j’ai franchement freiné. Le confinement passé par là m’a aussi fait réfléchir à mes priorités et l’âge a dû jouer (j’ai eu 40 ans cette année) sur ma façon de gérer ma penderie. Un autre élément s’ajoute à ce fatras, puisque je me suis découvert une passion pour la couture et l’envie de faire une partie de mes fringues moi-même. Donc maintenant je claque trop en tissu mais je dirais que j’ai tout de même une conso plus raisonnée dans l’ensemble (disons qu’avant de me coudre un truc, je me demande si vraiment je vais m’en servir !).


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    @sof : la couture… rien de tel pour commencer une réflexion sur sa manière de consommer des vêtements. J’en suis bien incapable. J’ai pourtant vu ma mère coudre pendant toute mon enfance.


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astrid

@Véronique krebs Bianchi : Votre amie me fait penser à Elle Woods, le personnage interprété par Reese Witherspoon dans La Vengeance d’une blonde (Legally Blonde) !

De manière plus générale, j’ai l’impression que les shopping addict repenties sont souvent très critiques sur les achats superflus ou peu éthiques. Un peu comme les anciens fumeurs peut-être ? Je vois parfois des suggestions un peu Marie-Antoinette du style “mieux vaut acheter un pull éthique à 100 euros que 10 fast fashion à 10 euros” alors que si certaines achètent des pulls à 10 euros (chez H&M ou chez Freepstar d’ailleurs), ce n’est pas pour en acheter 10, mais parce que ça rentre dans le budget.


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    @astrid : c’est juste… certaines ne peuvent pas faire autrement. On a le réflexe Marie-Antoinette parfois un peu trop facile !!


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Oui, c'est possible de suivre les tendances sans ressembler à tout le monde. Oui, il y a plusieurs façons d'exister. Même si on n'a plus 25 ans, on peut inventer son style. Oser. S'amuser. Et se mettre en mode personnel. Je suis une spécialiste de la penderie heureuse, un guide qui vous aide à ne ressembler qu'à vous-même...

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