Avez-vous peur de perdre l’envie de vous habiller ?

mode-personnelle, publié le , mis à jour à

Gilet Petite Mendigote

Laurence me pose cette question qui la taraude : « Moins de contacts directs avec le télétravail, moins de sorties avec les fermetures des lieux de convivialité, j’ai peur de perdre le goût de jouer avec le vêtement et l’intuition de ce qui me va. » Quelle réflexion intéressante !

Peut-être vous rappelez-vous de mon post écrit pendant le confinement dans lequel j’évoquais ces recettes proposées par des gourous du bien-être.

D’un côté, on nous ordonnait de nous habiller et de nous pomponner pour tenir le cap et de l’autre, on nous conseillait de passer la journée en pantalon de yoga + chouchou dans les cheveux pour rester soi-même. Des injonctions cachées derrière de bonnes intentions. Laurence va plus loin. L’empêchement – peut-être la frustration – de ne plus socialiser spontanément « comme avant » lui faire craindre de ne plus trouver le goût de s’habiller et de ne plus savoir se mettre en valeur.  

gilet Petite Mendigote

Je comprends. C’est un plaisir de s’habiller en pensant au bon moment qu’on va passer. C’est joyeux de se préparer en imaginant retrouver des amis pour un dîner, c’est agréable de se mettre en valeur, de choisir une robe qu’on aime bien, un chemisier qui donne bonne mine et qui vaudra peut-être des compliments.

Si on se trouve jolie en arrivant au restau, on a toutes les chances de penser que nos amis vont nous regarder avec sympathie et amour.

Alors à force de ne plus « avoir à faire d’efforts pour être belle », on peut se mettre de côté : à quoi bon passer plus de deux minutes à réfléchir devant sa penderie, à imaginer une silhouette qui claque ou de mixer des pièces qui sortent du lot si personne n’en profite ?

Peut-être que ça vous va très bien. Comme Charlotte, une personne que je conseille régulièrement qui se réjouit de ne plus avoir l’obligation de s’habiller chic pour son job : « Les jours de télétravail, je refuse les réunions en visio. J’impose le téléphone pour éviter de me maquiller et pouvoir rester en pull et jean pourri. Personne ne me voit, c’est trop cool. »

Je comprends aussi ce besoin de « lâcher ».

Mais si on aime s’habiller, si le vêtement participe à une bonne image de soi, c’est frustrant de ne plus sentir ce petit aiguillon qui donne l’impulsion de jouer avec sa garde-robe.

J’ai envie de rapprocher ce plaisir à la joie de cuisiner pour des invités. Préparer un repas, faire une jolie table, allumer des bougies… ce n’est pas pareil quand on est seule qu’avec des amis attendus avec impatience.

Blouse dentelle Petite Mendigote

Cuisiner, s’habiller, se maquiller… c’est une aventure émotionnelle. Si vous le vivez comme un effort ou une contrainte, vous aurez du mal à en tirer du plaisir. Mais si vous y mettez de l’intime, si vous vous placez devant votre penderie en choisissant ce qui vous fait du bien (une matière douce, une couleur qui vous enchante, un souvenir agréable…), même si personne ne sera là pour apprécier votre style, vous aurez toutes les chances de tirer de la satisfaction de ce moment. De continuer à jouer pour saisir ce qui vous va.

J’en parlais il y a quelques jours avec Jo, une psychiatre chez laquelle j’ai trié une penderie de vêtements joyeux chinés avec amour : comment avoir envie de jouer avec sa garde-robe quand on passe la journée en blouse blanche aux urgences ? N’est-ce pas tentant de renoncer ? « Pas du tout ! m’a-t-elle répondu, amusée. Il y a toujours quelque chose de soi sous l’uniforme. Un jour, un patient schizophrène s’est mis à me parler de mes baskets argentées : c’est les chaussures de Michael Jackson ! m’a-t-il dit. Ça nous a permis de rentrer en lien. »

Savoir ce qui vous va commence par le plaisir que vous éprouvez à vous habiller. De quoi avez-vous envie pour vous, aujourd’hui ?

J’en profite pour vous convier aux prochains ateliers MORPHO • STYLE

le 7 novembre en visio et le 21 novembre à Paris, nous échangerons sur la morphologie, l’image de soi, les coupes pour se mettre en valeur, les bonnes couleurs… N’hésitez pas à vous inscrire et à en parler autour de vous !

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30 commentaires

Cloé Benoît

Je ne peux m’empêcher de rire en voyant le titre et je me suis demandé comment on peut avoir peur de perdre l’envie de nous habiller (je pensais à toute autre chose). Et puis, j’ai parcouru les lignes et je me dis que je suis dans cette situation embarrassante. Je suis en télétravail depuis des mois, et je crains de ne plus savoir m’habiller. Il m’arrive même de perdre l’envie d’acheter quoi que ce soit (en me disant que je ne sors presque plus).


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    @Cloé Benoît : l’envie de s’habiller peut (re)venir grâce à ce changement de saison : on redécouvre des pièces de l’hiver dernier, ça donne de nouvelles idées… Du shopping dans sa penderie parfois plus réjouissant que le “vrai” shopping.


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ln22

Article très juste et très sensé. ET puis on se dit “A quoi bon?” les dépenses, la futilité, restons simples et sobres mais la sobriété heureuse ! ET puis quand je vois ta sélection de hauts Petite mendigoté, c’est horrible, j’ai envie de tout acheter…. Alors respectons notre corps, habillons nous confort/joli/et simples cela peut nous mettre en joie comme on peut se préparer des mets joyeux, gourmands, sains et respectueux pour notre corps et la planète ! Merci de ce billet très inspirant. Hélène


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    @ln22 : mais oui, on peut être sobre et trouver du plaisir dans la “futilité”. Pour moi, le vêtement est bien plus que cela. Futilité, oui mais pas futile 😉


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Backroline

Je ne pense pas qu’on puisse perdre l’intuition de ce qui nous va, mais le goût de jouer avec les vêtements forcément un peu. Même si on s’habille par plaisir, on adapte aussi sa tenue en fonction des occasions et comme les occasions on en a beaucoup moins… A quoi bon?
Pendant le confinement j’avais envie de faire des silhouettes sympas, comfortables mais un peu pep’s pour garder le moral aussi 😉 Là ça dure depuis tellement longtemps que les jours oū je sais que je ne vois personne, j’ai relâché mes efforts et ce n’est pas particulièrement agréable. Je préfère avoir envie de « me préparer » Ça rend ma journée plus joyeuse!


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    @Backroline : oh oui, c’est sûr !
    Mais je reviens sur ta première phrase : je vois un certain nombre de personnes qui ont perdu cette intuition. Pour des raisons différentes : changement de vie, bouleversement personnel, perte temporaire du goût de s’habiller, variation de poids… Mais rien n’est jamais perdu.


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Anna

Article qui me parle à 100%. Depuis l’an passé, je travaille pour une ONG dont je partage les valeurs, mais pas du tout le style (ou plutôt l’absence de style) de mes collègues au travail. Je gardais mes envies de jolies fringues pour le weekend. Mais depuis le début de la crise sanitaire, nous sortons évidemment beaucoup moins, et les occasions de joliment s’habiller ont presque disparu.
J’ai bien repéré 2-3 petites choses pour cet hiver, dans un style plutôt casual que chic d’ailleurs, mais ce sera tout. Je me dis que je fais des économies, que j’ai déjà plein de choses dans mes placards, mais c’est quand même un peu déprimant.


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    @Anna : je te conseille d’optimiser ta penderie, de faire du neuf avec des pièces que tu connais… Mixer, associer autrement… Ça remonte le moral !
    Comme je te comprends, j’aurais du mal à travailler dans un milieu hermétique au style ou qui le jugerait futile.


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Benedicte

J’aime les vêtements, j’aime m’habiller. Pendant la période de teletravail, j’ai continué à choisir « une tenue » chaque matin. Comme j’ai toujours privilégié les vêtements confortables (mais jolis) et que je ne me maquille quasiment pas ça n’a rien changé de ce côté là, à part les chaussures : pas de talons sur mon parquet ou pour faire mon 1h de marche autorisée. Et le point positif : plus de collants avec les jupes et robes dès la mi-Mars.


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    @Benedicte : les chaussures posent problème… on ne s’habille pas de la même façon en chaussettes ou en chaussons.


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Oumou

Bonjour Isabelle,
Je suis en congé parental depuis 3 ans. J’ai eu une période ou j’avais perdu l’envie de m’habiller… je sortais juste pour déposer mon grand à l’école, ca me prenais 5 min, donc je ne faisais pas d’effort. Ce qui a été un grand changement pour ceux qui me connaissent!
J’ai repris goût quand j’ai réadapté ma garde robe à mon nouveau style de vie. Pour répondre à ta dernière question, j’ai envie pour moi de confort, de qualité et d’une touche de peps 😉


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    @Oumou : il y a parfois des moments – plus ou moins long – où on se retire du style. Chouette que ce soit revenu ! Peut-être avec de nouvelles exigences qui te correspondent davantage.


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Chti'stelle

Oh oui j’aurais terriblement peur que cela m’arrive ! Mais je dois être immunisée parce que je travaille principalement de chez moi depuis 25 ans et je n’ai pas (encore) renoncé. Certes cette solitude vestimentaire me pèse car c’est une telle joie pour moi de me préparer et de penser à ma tenue. Pour cela chaque sortie de chez moi est une fête. Mais même si je ne sors pas, je m’impose de composer ma tenue avec soin. Le confort l’emporte bien sûr mais je m’interdis le laisser-aller (après tout j’ai quand même un mari et des enfants à qui me montrer !). D’ailleurs, je porte mes chaussures à la maison (elles sont indissociables de ma tenue). Le plus dur en réalité est de m’habiller suffisamment chaudement car rester assise à un bureau pour écrire est le meilleur moyen de se geler toute la journée même avec un pull. C’est donc plutôt le souci de maintenir ma température corporelle qui est parfois responsable d’un look un peu improbable (et encore) !


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    @Chti’stelle : on a le même sens de la fête vestimentaire 😉
    Pour beaucoup, c’est compliqué de garder les chaussures chez soi. Et forcément, comme tu dis, ça joue sur la tenue.


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    Avatar de Cecile

    Cecile

    @Chti’stelle : je me retrouve beaucoup dans vos lignes. Je travaille @home depuis des lustres et jamais de tenues négligées. Sinon j’ai l’impression de me sentir faible ou malade… bon mais j’avoue porter plus souvent le combi jeans-chemise que le tailleur pantalon ;))


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      @Cecile : impression d’être en pyjama aussi (mais plutôt en pilou qu’en soie)… comme ne pas faire son lit, pour moi, c’est déprimant.


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Agnès

Pour moi aussi jusqu’à présent je ne comprenais pas que l on puisse ne plus avoir envie de s habiller, passer du temps à choisir ses vêtements, les assembler..
Mais, voilà, j au 54 ans et je suis un peu perdue
J adore la mode, les tendances’ mais très souvent je ne sais plus comment m habiller, j ai peur soit de faire mémère soit à l inverse de l habiller comme une jeunette


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    @Agnès : il y a des âges où l’on se questionne, où on se sent inconfortable. C’est un motif récurrent de rendez-vous.


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Claire

J’ai apprécié de pouvoir pendant le confinement m’habiller plus casual. Pourtant depuis la rentrée, j’ai encore plus envie de nouveautés qu’avant. Je blâme les séries coréennes que j’ai découvertes pendant le confinement, elles ont boosté ma fashion libido!!


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    mode-personnelle

    @Claire : 😀 libido satisfaite ?
    (et je suis curieuse de connaître ces séries déclic !)


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      Claire

      @mode-personnelle :
      Netflix a un catalogue très étendu de dramas coréens. J’ai commencé avec “crash landing on you”. Je rêve encore de jupe Ports 1961 et de trench bottega veneta depuis !
      “It’s ok to not be okay” est un régal pour les yeux mais d’inspiration “contes de fées noirs” qui se traduit dans la garde robe de l’héroïne.


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        mode-personnelle

        @Claire : merci beaucoup !! Je suis toujours en quête de séries. J’ai tendance à en avaler pas mal.


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Avatar de KlondikeKate

KlondikeKate

Non ! Avant le confinement, pendant le confinement, puis maintenant, alors que j’alterne télétravail et jours de présence au bureau… J’aime définitivement m’habiller. Il y a des jours évidemment où j’en fais “moins”, par envie, mais si le jean ou le manteau sont basiques, la chemise ou les chaussures ne le seront pas. J’ai repéré beaucoup de jolis vêtements ces derniers temps et j’ai fait quelques achats d’automne, que je porte avec un grand plaisir. Je me souviens de ma Maman, qui, même très malade, restait soignée, pas tant parce qu’elle y mettait un point d’honneur, mais simplement parce que cela lui avait toujours procuré du plaisir et du bien-être. Ou comment suivre ses envies du moment et son instinct !


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    @KlondikeKate : je suis tellement d’accord… mais j’ai vu des personnes submergées par une dépression ou une pathologie qui les empêchait de s’habiller et en souffraient.


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Avatar de alexa

alexa

Je crois que le COVID nous a toutes chamboulées, et aussi au niveau du rapport au vêtement. Même si je faisais l’effort de m’habiller quand j’étais en télétravail, je n’avais pas vraiment envie de m’acheter des nouveautés…même en ligne. Et cet automne quand j’ai ressorti mes tenues fétiches de l’automne dernier, je les ai regardées comme si je ne les avais jamais portées car tellement de choses s’étaient passées depuis et les avaient reléguées à l’arrière-plan, mais maintenant je les remets avec plaisir…et oui, oui j’en achète des nouvelles (un peu)


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    @alexa : je m’en réjouis pour toi… C’est fou comme le vêtement est un précieux indicateur de notre moral (entre autres).


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Avatar de Camille

Camille

En ce qui me concerne, je ne PEUX pas ne pas m’habiller : il n’y a aucun jogging, pyjama ou piloupilou dans ma garde robe !! Mais, alors que l’automne est ma saison préférée pour m’habiller et qu’au moment de sortir de chez moi le matin, après avoir minutieusement accordé tenue du jour, manteau, écharpe, bijoux, chaussures, je ressens une vraie joie, là je me rappelle qu’il faut y ajouter le masque et mon enthousiasme disparaît d’un coup quand je me découvre dans le miroir harnachée comme pour le bloc opératoire. (J’ai bien essayé le masque en tissu mais ma peau capricieuse ne le supporte pas). Le pire étant de devoir me passer de rouge à lèvres (toujours à cause de ce *** masque) depuis le début du confinement alors que j’en mets toujours le soir quand je sors et le week-end, parce que le rouge à lèvres c’est la fête 😉


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    @Camille : malheureusement, on doit apprendre à faire avec. Certains tissus passent mieux que d’autres. La soie est douce mais je la trouve trop chaude. J’ai trouvé du coton bio Monoprix plus respirant.


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Ginger

Bonjour,
Alors cet article fait particulièrement écho pour moi. Je suis anesthésiste-réanimateur dans un grand CHU, et la question du ‘plaisir’ de s’habiller n’a pas attendu la crise sanitaire actuelle et les modifications de notre mode de vie.
Le matin, je pars très tôt, et je ne mets mes vêtements ‘civils’ que pour le temps du trajet (dans les transports en commun), puis je passe mes journées en ‘pyjama’ bleu ou vert! Rien ne subsiste de mes propres vêtements.
J’aime énormément la mode et les vêtements, j’ai une belle garde-robe que je contemple plus que je ne porte! Et pourtant la tentation est très grande de partir en jogging le matin, tant les conditions pour ‘porter’ mes vêtements sont dures / ou inexistantes. Difficile d’imaginer faire vivre un beau pull en cachemire entre les horaires impossibles, le métro, les habits roulés en boule à la va-vite dans un vestiaire… La fatigue de se rhabiller le soir, l’air froissé et avachi des habits malmenés. Je cherche en vain des solutions pour articuler le plaisir de s’habiller et les exigences de ma vie professionnelle. Oui, comment garder le plaisir de s’habiller et la créativité des associations quand notre quotidien ne le permet pas ou plus?
Merci pour votre blog qui accompagne depuis longtemps mes pauses et autres retours de garde.


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    @Ginger : Difficile de se mobiliser pour retrouver ce plaisir à s’habiller. A quoi bon dans ces circonstances difficiles ?… Pas de contraintes. Ce sont des moments à accueillir. D’autres périodes suivront. Et parfois, un détail suffit, quelque chose d’intime ou d’un peu plus visible (des chaussettes fantaisie, un t-shirt imprimé sous la blouse…). Et puis il y a les jours off où tout est possible ! Merci de me lire et toutes mes pensées les meilleures.


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